Le 12 décembre 2008, le CACV tiendra sont Assemblée Générale Ordinaire, à 18 h 30, à la Maison de la Vie Associative.
Cette assemblée revêt cette année une importance particulière. En effet : le Président actuel démissionne (voir lettre explicative aux adhérents ci-dessous)et aucun des autres membres du Conseil d'Administration, déjà très engagés dans des responsabilités associatives ou pris par des contraintes professionnelles,ne souhaite prendre la présidence en 2009.
La "survie" du CACV dépend donc de volontaires nouveaux qui voudrons bien reprendre le flambeau dont la flamme est vacillante, usée par près de 9 ans d'un dialogue fluctuant avec les élus.
Quelqu'un trouvera certainement la bonne méthode pour renouer positivement ce dialogue. Si ce n'était pas le cas, une Assemblée Générale Extraordinaire ferait suite à la précédente pour prononcer, à regret, la dissolution de notre association. 11 novembre 2008
Lettre du Président aux adhérentes et adhérents
au C.A.C.V.
En 1999, sous l’impulsion d’un groupe de parents du Trébon, inquiets de voir leurs enfants emprunter l’avenue Stalingrad pour se rendre à vélo à leurs établissements scolaires, naissait un collectif et une pétition de 2500 signatures remise au Maire en attestait la légitimité. Annie RAYNAUD, qui n’a jamais cessé d’agir au sein de notre association, en était un membre particulièrement actif.
En 2001, Bernard NAUD, qui très rapidement avait été séduit par les demandes du collectif, s’en était fait le porte parole et à ce titre m’avait « recruté ».
Je m’étais laissé facilement convaincre de la pertinence de la cause défendue, étant moi-même, depuis toujours, usagé de la bicyclette pour mes déplacements urbains.
C’est donc tout naturellement et avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai participé à la création de notre association, le Collectif Aménagement Circulation Vélo, dont j’ai pris la première présidence jusqu’à l’Assemblée Générale de janvier 2004 où Bernard NAUD m’a succédé.
J’ai continué à œuvrer avec conviction au sein du Conseil d’Administration pour faire en sorte que les élus de notre commune (mais aussi ceux du Conseil Général et du Conseil Régional pour les véloroutes et voies vertes) s’engagent concrètement dans des projets plaçant l’intérêt de ceux qui souhaitent se déplacer autrement qu’en tout motorisé au cœur de leurs politiques de déplacements.
Bernard NAUD, a assuré la Présidence du C.A.C.V. en 2004 et 2005, puis Monique BOUILLON a pris le relais pour l’année 2006.
Après l’Assemblée Générale du 17 décembre 2007, aucun volontaire pour la présidence ne se manifestant, j’ai pensé qu’il était de mon devoir de me porter candidat pour que le C.A.C.V. continue son action dans le contexte spécifique qui se présentait : les élections municipales de 2008.
En effet, quel était le bilan de notre action depuis 2001 ?
- point le plus positif à mes yeux : on prononce le mot vélo depuis quelques années au Conseil Municipal.
- par conséquent, la Municipalité « s’est sentie obligée, pour nous faire plaisir, ou peut-être, je veux le croire, pour le bien des arlésiens cyclistes»,
de commencer à faire de-ci de-là des « bouts » de pistes cyclables sans qu’elles ne soient inscrites dans un plan d’aménagement urbain programmé, comme nous n’avons cessé de le demander et comme le préconise les conclusions de 2005 du cabinet RETE chargé de l’étude sur la POLITIQUE GLOBALE de DEPLACEMENT.
Profitant de l’imminence des élections, avec le Conseil d’Administration, nous avons rédigé une «CHARTE» ( document que nous vous avions joint au N° 14 d’Arles Cyclabe de mars 2008) que nous avons fait signer à tous les candidats.
Monsieur SCHIAVETTI l’ayant signée le 27 février 2008, nous avons décidé de poursuivre notre action dans le stricte respect des termes de la « CHARTE ».
Aussi, lorsque Madame LEPESANT a été nommée Adjointe au Maire en charge de la P.G.D.(Politique Globale de Déplacement), nous avons été heureux de voir que le premier objectif prioritaire de la « CHARTE » était respecté.
Jusqu’au début de l’été, nous n’avons pas ménagé nos efforts pour apporter à Madame LEPESANT tous les éléments nécessaires à sa prise de fonction ; du moins dans le domaine que nous connaissons : les déplacements doux. Ainsi, nous avons fait avec elle, à vélo, trois visites des aménagements cyclables faits ou à faire. Nous lui avons communiqué tous les dossiers que nous suivons. Mais surtout, nous l’avons invité à poursuivre, sans délais, les prescriptions prioritaires de la « CHARTE », à savoir :
-faire un constat sans concession de la situation des déplacements.
-élaborer des solutions et établir une programmation.
Lorsque nous avons reçu une lettre cosignée par le Maire, Monsieur ROCHE et Madame LEPESANT nous invitant à la mairie le 15 octobre à une réunion pour faire le bilan des travaux effectués en 2008 et programmer les aménagements pour 2009,
nous avons eu le sentiment de n’avoir pas été entendus. Nous retombions dans les vieilles habitudes du « coup par coup » sans perspective globale élaborée, comme nous le demandions.
Réunis en Conseil d’Administration, nous avons pris la décision de décliner l’invitation et de proposer au Maire de reconsidérer l’ordre du jour pour que nous nous rencontrions sur des bases conformes à la « CHARTE ». Monsieur le Maire n’ayant pas jugé utile de nous répondre, nous ne sommes pas allés à la réunion du 15 octobre qui a eu lieu sans nous. Le compte rendu que nous avons reçu est conforme à nos craintes : de vagues projets sans consistance, « du coup par coup », mais toujours rien d’élaboré, de programmé sur le long terme.
Arrivé à ce moment de mon mandat, je me suis interrogé sur le rapport investissements / résultats. Pour moi le bilan n’est pas suffisamment positif pour que je continue à œuvrer dans l’association à des fonctions de responsabilité.
Peut-être, n’ai-je pas su trouver la bonne méthode de communication avec la municipalité ? Peut-être, suis-je trop impatient de voir évoluer les choses ? Pourtant après 8 ans …… !
Conscient que lorsqu’on a plus la foi, on ne peut plus être aussi performant, j’ai donc décidé de me retirer du Conseil d’Administration à compter du 12 décembre.
Je ne doute pas que quelqu’un relèvera le défit, certainement avec d’autres méthodes, pour poursuivre l’action du C.A.C.V.
Sachant qu’au sein du Conseil d’Administration actuel aucun membre n’est prêt à prendre la présidence, chacun étant pris déjà par d’autres responsabilités associatives ou par des obligations personnelles professionnelles ou familiales, nous avons fait preuve d’un pessimisme certainement excessif en envisageant une Assemblée Générale Extraordinaire pour éventuellement mettre un terme à l’existence du C.A.C.V. si personne n’accepte de relever le défit.
Je suis certain que cette deuxième Assemblée sera inutile.
Je veux conclure cette lettre en adressant mes remerciements à toutes les associations, les adhérentes et les adhérents qui nous ont soutenus tout au long de ces années, aux fidèles des Conseils d’Administrations successifs qui se sont investis dans notre cause, à la Maison de la Vie Associative qui nous a toujours apportée son soutien logistique et amical, aux techniciens des Services Techniques avec lesquels nous avons souvent partagé nos espoirs et qui nous ont éclairés de leur expérience, à certain(e)s élu(e)s qui ont cru en nous et ont essayé sans grand succès, il faut bien le dire, de convaincre « plus haut ».
C’est donc avec un pincement au cœur que je me retire et que je souhaite bon courage et bonne réussite à mon successeur éventuel.
Avec mes salutations les plus amicales.
Armel COLIN